30 mai 2007
Ny anarako dia Virginie
Dans la série "j'ai une vie trépidante", j'ai oublié de vous faire part de ma nouvelle activité extra-scolaire... des cours de malgaches.
C'est organisé via l'association qui tient la maison où j'habite, deux cours par semaine, j'en ai déjà fait deux et je compte bien continuer sur ma lancée. Bon, le malgache, c'est - un peu- difficile, pas gramaticalement mais simplement parce que ça ne ressemble ni en construction, ni en vocabulaire, ni en logique aux langues européennes.
Mais je compte bien marchander mes prochains taxis en malgache intégral! (et envoyer paître les dragueurs de la rue idem).
Notre prof est super, très dynamique et un peu sévère, on a vraiment l'impression de retourner à l'école (et c'est pas si mal parce que après 15 mois en goguette le retour en cours l'année prochaine ne va pas être des plus facile je pense!).
En tous cas ça m'est bien utile, pour le plaisir d'une part, et pour le travail de l'autre, décortiquer mes questionnaires en malgache sans avoir à apeller Joseph à la rescousse, c'est bien cool.
Par contre, si je fais de grands progrès à deux mois du départ... c'est un peu dommage... et je serai obligée de revenir!
29 mai 2007
Affenbrotbaumen
Voila un petit post au titre prometteur (on ne part pas en week-end avec une luxembourgeoise polyglotte mais germanophile sans en sortir indemne), pour vous narrer mes aventures Pentecotales, au lieu de faire une crise de nerfs en essayant de poster des photos avec une connection µ$£¤! Alors ces photos, promis, seront postées ultérieurement dans un futur album au titre putatif de week end à Morondava. (cliquez sur le lien)
J'ai tout de même réussi à en mettre quelques unes en bande annonce salivante dans les articles qui suivent, déroulez votre souris.
Un peu de géographie... Madagascar est une île ovale dont je suis grossièrement au centre, Tana, Antsirabe étant au centre Sud, cette fois c'est l'Ouest toute, sur la côte, pas si loin du tropique du Capricorne. Pour mon premier contact avec la côte malgache, je ne suis pas allée au Nord et les îles paradisiaques mais ultra touristiques, ni à l'Est plutot connu, mais à l'Ouest, où il n'y pas pas grand chose, si ce n'est de beaux paysages (qu'il y a partout ici en fait). 50 minutes d'avion (à comparer avec les 14h00 de taxi-brousse qu'il nous aurait fallu si l'on avait été plus téméraires/écologiques/avec du temps.).
A la descente de l'avion... l'air est pur (pas comme Tana), il fait chaud (pas comme Tana, nous avons a peu près 19° ici, la bas c'est la trentaine allégre).
On se rend à notre hotel, j'avais réservé une chambre pas très chère, rudimentaire, mais quand on ouvre les volets, on est à deux mètres de la mer assez agitée d'ailleurs...
Petite visite de la ville, dont les rues sableuses et la chaleur accablante font étrangement penser au Colorado (enfin, je n'y suis pas allée), on se promène et organise notre lendemain...
De bon matin, nous partons vers un petit village de pêcheurs, où s'est accessoirement installé un français qui tient des bungalows pour touristes en Lune de miel, nous profitons de la plage déserte, immense et blanche sous le soleil, je crois ne m'être jamais baignée dans de l'eau aussi chaude... Quelques pêcheurs rentrent leurs crevettes seront notre repas du midi tout est très calme.
Puis nous partons en 4L sur la piste des baobabs, (notons au passage les barrages militaires qu'on ne franchit qu'en donnant 1000Ar...), et là, on les voit, au milieu des rizières, majestueux (et photogéniques), les sus-mentionés baobabs...
On pousse jusqu'aux "baobabs amoureux", deux arbres entrelacés, notre chauffeur nous trouve des fruits qu'en biologistes averties nous contemplons avec grand sérieux (enfin moi pas trop). Retour par "l'allée des baobabs", c'était calculé pour qu'on aie le coucher de soleil dessus, mais bon, il faut avour que ce genre d'images de cartes postales attire les touristes et les cotéges d'enfants quémandeurs, et qu'au bout d'un quart d'heure nous avions contemplé et photographié de tout notre soul, alors au grand dam de notre chauffeur nous décidons de ne pas attendre le coucher du soleil, que nous savourons plus tard, dans un endroit cette fois vraiment désert, sur les rizières où pullulent le gibier, et avec tout de même pléthore de baobabs...
Nous rentrons manger des fruits de mer et divers poissons de tout notre soul, petite fête malgache sur les tubes du moment, sommeil bien mérité sous la mosutiquaire...
Ma collégue de voyage s'en repart sur Tana, apellée par des impératifs professionels, et il me reste 24h pour découvrir de nouvelles plages, (de nouveaux restaus aussi, on se refait pas), aquérir quelques "lambas" colorés (sortes de paréo), et rentrer sur Tana... pour reprendre aujourd'hui le boulot un peu plus bronzée et dynamique... d'autant qu'il y a eu un recyclage complet de la coloc ce week-end et par conséquent des tas de nouvelles têtes...
Baobabs...
où je vous sers aimablement d'échelle:
... et la plage
Plage de Kimono, immense étendue de sable blanc... pour nous seules...
Petit village de pêcheurs nonchalants:
25 mai 2007
Marchandage
je viens de voir que l'on peut écrire des billets et leur demander de se publier à la date voulue... Ainsi celui la se publiera tout seul alors que je serai allongée sur une plage paradisiaque!
Ici, on marchande. Enfin un peu, pas trop, et c'est très compliqué. Ce n'est pas comme au Maroc ou tu divises largement par deux pour avoir une idée du prix, et où l'on peut appliquer les cours de négociation...
Alors il y a plusieurs catégories...
- Les "souvenirs" et l'artisanat: Il faut marchnder sur ce coup, mais il n'y a pas encore trop de tourisme dans la région, alors on peut escompter une diminution de 30% à peu près, parfois plus si un petit malin gonfle les prix en voyant la blondeur des cheveux, mais ça reste important d'avoir une idée générale d'une part, et de l'autre de ne pas pinailler pour 500 Ar (0,20€), ce qui est plutôt mal vu...
- Les taxis... Alors là c'est d'un complexe... certains te donnent direct un bon prix, d'autres non, d'autres encore sont resté dans leur tête avant la crise et ne te font pas payer assez cher... C'est vraiment un peu le bazar, mais bon depuis que je suis là je connais les tarifs et c'est plus jouables.
- Les vêtements ou divers ustensiles... Alors là c'est galére, et marrant. L'autre jour j'allais dans un marché m'acheter un pull, (des trucs chinois évidemment, c'est envahi ici), je négociais un brin, ça sentais le tombé du camion à donf, elle me disait 25000Ar, je veux baisser à 18000, intense reflexion... et elle m'offre 19680 AR. Sachant que c'est pas du tout un compte rond, je me demande d'ou sortait ce prix, à rien n'y comprendre!
Après il y a toujours les mêmes trucs pour avoir un autre prix que le "prix vahaza", double, triple, parfois même décuplé par rapport au "prix malgache", dire deux trois mots de malgache, parler en Francs Malgaches et non Ariary (ils ont changé de monnaie il y a deux ans et sont encore dans le flou), etc...
24 mai 2007
Les chinois...
Pour refaire ma garde robe estivale et aquérir quelques éléments hivernaux, car j'ai beau être en zone tropicele, Tana c'est montagneux et donc froid en saison séche, je suis allée avec des copines au "Chinatown" de Tana. Toute ville qui se respecte à son Chinatown, voila qui aura été une autre de mes révélations césuriennes au passage...
En fait, c'est en deux parties, le marché couvert, ou c'est plus des malgaches, ou je me suis acheté un chatoyant Tshirt Lacoste pour 3€ (avec l'assurance que c'est un vrai, mais volé en usine, moi je pense plutot que c'est une contrefaçon non volée, mais bon), et une sorte de centre ou sont regroupées des tas de boutiques chinoises, ou j'ai acheté un gilet polaire (très racaille d'ailleurs) pour 4€. Mais dans l'absolu, ça reste limité, avec ma carrure de Normande mangeant un peu trop de créme et de camembert, la "taille standard" chinoise (du S ou du XS) n'est pas vraiment mon truc... enfin il y a quelques belles occasions quand on arrive à se demeler du fatras ambiant. J'y rachetéré des basketts quand les miennes auront rendu l'âme, j'ai vu des cools Adidas à ... 6€... Pas besoin de préciser l'autenticité douteuse de tout ça...
Dans les rues, parfois, on nous propose des sweat de marque pour vraiment pas cher du tout, en fait beaucoup d'usine de confection sont implantées à Mada, et j'ai l'impression que c'est issu du "détournement" de leur production...
C'est tout de même assez épique ces virées shopping dans cette sorte de souk, aux cabines d'essayage improvisées et aux vendeurs hétéroclites.
Décidemment, je crois que sur un marché ici, on peut TOUT trouver...
23 mai 2007
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22 mai 2007
fast food gasy

sur la photo: sambos aux légumes et curry, galettes de riz, beignets ail/pdt
Pas de Mc Do pour le moment sur la Grande Ile, pour le moment seulement car les dirigeants ont des sacrées ambitions irréalistes voulant amener Antananarivo au même statut que New York ou Paris. Ce qui passe dans leur esprit par un Mc Do.
Mais à défaut de Mc Do, les pizzerias fleurissent, et c'est tout de même bien pratique les soirs de flemme de se faire livrer une petite pizza (de toutes façons j'ai abandonné tout principe diététique, surtout dans un pays ou la bière coute le même prix que l'eau).
Je reste sur ce sujet gastronomique avec les résultats de mon dernier sondage:
Je ne suis pas à plaindre. J'ai mis un peu de temps à découvrir toutes les subtilités de la capitale malgache, mais en fait il y a tout ce qu'il faut, quand on sait ou chercher, et même bien mieux qu'en France, car ici on peut manger un plat de foie gras poêlé pour 5€, un énorme et tendre pavé de zébu (meilleur que le beuf) pour encore moins cher... Le saucisson, yen a; partout, pas forcément super bon. Le vin malgache est franchement pas terrible mais on peut avoir quelques rares bonnes surprises, les pains au chocolat, yen a aussi, les carambars j'avoue que j'en sais rien mais que ça ne me manque pas, le camembert est souvent dans les sauces au resto ou en garniture des pizzas, il est bien sur moins bon qu'en Normandie mais honnête tout de même, la tartiflette, ma foi je suis à peu près sûre qu'il est possible de réunir les ingrédients pour sa composition, si l'on est pas trop regardant sur le reblochon, et quand aux hamburgers, on s'en fout en fait ya les pizzas...
Bien sur tout ça c'est parce que je suis à Tana, la capitale, en brousse c'est que riz et poulet et c'est tout, mais voila, j'ai une pensée pour Claire dans sa brousse Guinéenne, et pour mon stage de l'année prochaine d'ailleurs, où ça sera bien différent je pense....
21 mai 2007
week end provincial
Ce week-end, nous (=deux de mes colocs et une malgache de leur conaissance) quittâmes Tana pour Antsirabe, ville thermale de province à 200 km au sud de la capitale, un peu plus froide car encore plus en altitude.
Nous avons pris un taxi brousse samedi à 5h, après de trois heures de cahotages, nous voila arrivés à Antsirabé. Dépaysement par rapport à Tana assuré.
Déjà, les déplacements se font en pousse-pousse, alors que le transport des personne par traction humaine est interdit dans la capitale. Les tireurs te sautent dessus et la concurrence est rude pour la course. C'est un peu bozarre comme moyen de transport, mais cela les fait vivre d'une part, et de l'autre ça contribue à créer l'ambiance particulière d'Antsirabe, pas de taxi, peu de voitures, tout est calme et paisible loin de la fourmillante, grouillante et surtout bruyante Tana.
On a loué un chauffeur pour aller voir les lacs de la région, on nous a raconté les légendes traditionelles, et les tabous locaux (comme se baigner dans le lac après avoir mangé du porc).
Restau (je crois qu'en six mois ici j'aurai mangé plus de fois au resto que dans toute ma courte vie!), balade dans la ville tranquille

; et dans des zones plus animées
Après une nocturne exploration d'Antsirabe, bien plus calme et moins glauque que Tana et sa prostitution ambiante, nous avons rejoint nos pénates, en l'occurence un dortoir en chambre d'hôte, pour prendre des forces pour le journée du lendemain, son trajet de 3h 45 de retour en taxi brousse plus chaotique que cahoteux, avec un chauffeur incapable, des disques de frein inexistants, des secousses à faire tomber le colosse de Rhodes...
Ce fut ma foi un charmant week-end oxigénifére, Tana décrochant une des pires places niveau pollution et hygiéne, vous comprendrez la joie de la quitter...
Et week-end prochain, pour la Pentecôte... avec une autre de mes colocs... Luxembourgeoise celle là... on a craqué ne voulant pas affronter 28h A/R de taxi brousse pour un week end de trois jours, et on s'est prit des billets d'avion pour l'Ouest, le désert, la plage, les baobabs... (mais pas les tsingys, pas le temps matériellement)...

















